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Covetrus, le partenaire technologique et logistique incontournable des vétérinaires français [Animal Biz #38]

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Publié par : Baptiste
Vétérinaire français dans une clinique moderne, assistant un animal avec tablette et colis médicaux, ambiance professionnelle, lumineuse et rassurante.

Covetrus est un nom que beaucoup de vétérinaires croisent sans toujours en mesurer le périmètre. Entre logiciels, produits et logistique, le groupe joue un rôle discret mais important dans l’écosystème français. Je vous explique simplement son histoire, ses outils comme AVImark, son évolution en France et ce que cela change concrètement pour les cabinets.

Qu’est-ce que Covetrus ?

Une société de santé animale

Covetrus est une société internationale de santé animale qui soutient les marchés vétérinaires pour les animaux de compagnie, les équins et les gros animaux. Son siège est à Portland, dans le Maine, aux États-Unis, mais son activité dépasse largement son pays d’origine : elle opère dans 19 pays.

Autrement dit, on n’est pas face à un simple fournisseur local, mais à un acteur structuré à l’échelle mondiale.

Je trouve intéressant de la voir comme un intermédiaire spécialisé : Covetrus relie les besoins du vétérinaire aux produits, aux données et aux services qui permettent de soigner plus efficacement. Si vous voulez replacer ce sujet dans un cadre plus large, je vous conseille aussi mon article sur la santé animale, prévention, soin et responsabilité.

Une plateforme de produits, services et technologies

Covetrus ne se limite pas à vendre des références en catalogue. L’entreprise rassemble une plateforme unique qui combine des produits, des services et des outils numériques. C’est important, parce qu’un cabinet vétérinaire n’a pas seulement besoin de médicaments : il faut aussi commander, stocker, suivre les patients, facturer et garder une trace fiable des actes.

Concrètement, cette plateforme peut regrouper :

  • des produits de médecine vétérinaire pour les soins courants et spécialisés ;
  • de l’alimentation pour chiens, chats et autres animaux suivis par les cliniques ;
  • des accessoires utiles au quotidien en cabinet ;
  • des solutions logicielles pour gérer l’activité et les données.

Cette logique “tout-en-un” évite de multiplier les interlocuteurs. Et dans un cabinet, moins il y a d’étapes inutiles, plus le temps revient au soin.

Aux origines du groupe

La fusion de 2019

Le groupe tel qu’on le connaît aujourd’hui naît en novembre 2019, à partir de la fusion de plusieurs briques issues du secteur vétérinaire, dont Henry Schein Animal Health et Vets First Choice. La logique était simple : réunir l’expertise en produits et celle du numérique pour proposer une offre plus cohérente aux cabinets.

Ce rapprochement a donné naissance à une division orientée solutions technologiques internationales. Et c’est logique : aujourd’hui, vendre un produit vétérinaire ne suffit plus. Il faut aussi aider le praticien à piloter son activité, à suivre ses stocks et à garder des données propres.

La fin du lien avec Henry Schein

Avant cette évolution, Covetrus était lié à Henry Schein, un grand nom de la distribution et des services pour la santé animale. La fusion de 2019 a marqué un détachement officiel : Covetrus est devenu une entité indépendante. Ce point est important, car il change la lecture stratégique du groupe.

On ne doit plus le voir comme une simple branche, mais comme une entreprise avec ses propres choix.

En pratique, cette indépendance lui permet de construire son offre autour de sa propre vision du marché vétérinaire. Et ça, pour un cabinet, c’est loin d’être anodin : cela influence les logiciels proposés, les modèles logistiques et les priorités commerciales.

Une présence internationale forte

Covetrus revendique une présence dans 19 pays, avec environ 6 000 employés et plus de 100 000 clients dans le monde. Ces chiffres donnent une idée de son poids. On n’est pas sur un acteur confidentiel, mais sur une entreprise qui a une vraie capacité d’investissement, notamment dans la technologie et le support.

En Europe, l’organisation est structurée par zones, avec notamment l’Europe du Nord, l’Europe centrale et l’Europe centrale et de l’Est. La France est rattachée à l’Europe du Nord, aux côtés du Royaume-Uni et de l’Irlande. Ce découpage montre que la gestion est régionale, pas seulement globale : les marchés sont observés de près, avec des besoins différents selon les pays.

Les solutions proposées aux vétérinaires

Produits de santé animale

La base de l’offre Covetrus repose sur les produits de santé animale : médicaments vétérinaires, alimentation et accessoires. Le groupe propose aussi des gammes pensées pour le quotidien, comme Covetrus Essentials, présentée comme une offre avec un bon rapport qualité-prix.

Pour un cabinet, ce type de gamme compte, parce qu’il faut pouvoir proposer des solutions fiables sans faire exploser les coûts.

Le vétérinaire a besoin de continuité : un produit manquant peut retarder une prise en charge ou obliger à changer de protocole. C’est pour cela qu’un catalogue bien structuré n’est pas un détail. C’est un levier de sécurité et de régularité dans les soins.

Services logistiques et approvisionnement

Ici, il faut définir simplement la chaîne d’approvisionnement : c’est l’ensemble des étapes qui permettent de faire passer un produit du fournisseur jusqu’au cabinet, en passant par le stockage, la préparation et l’expédition. Covetrus intervient justement sur cette chaîne pour fluidifier les commandes et éviter les ruptures.

Pourquoi est-ce si utile ? Parce qu’un cabinet qui gère des consultations, des urgences et des chirurgies n’a pas le temps de courir après les références manquantes. Quand la logistique est bien pensée, le vétérinaire gagne en stabilité, et le client le ressent immédiatement.

Outils numériques et gestion des données

Covetrus est aussi connu pour ses outils numériques : dossiers médicaux électroniques, prise de rendez-vous, facturation et suivi des actes. Un dossier médical électronique, ou DME, c’est tout simplement le dossier du patient au format numérique. Il centralise les antécédents, les traitements, les examens et les rappels utiles.

Ce virage n’a rien d’un effet de mode. Le marché des logiciels vétérinaires est estimé à 1,69 milliard USD en 2024 et pourrait atteindre 3,6 milliards USD en 2032. Cette progression montre que le numérique s’installe durablement dans la profession. Covetrus fait partie des acteurs majeurs de ce marché, aux côtés d’autres noms comme Henry Schein, ezyVet ou Hippo Manager.

Covetrus en France

Le transfert de la distribution à COVETO

En France, la situation a évolué : la distribution des produits Covetrus a été transférée à COVETO, une coopérative française. Une coopérative, pour faire simple, est une structure où l’organisation collective prime sur une logique purement capitalistique.

Ce transfert change la manière dont les produits arrivent sur le marché français, sans faire disparaître Covetrus pour autant.

Retenez bien : depuis ce changement, Covetrus est présent en France de manière plus indirecte. Cela ne veut pas dire qu’il sort du paysage, mais qu’il ne gère plus la distribution de la même façon qu’avant. Pour un cabinet, c’est une nuance importante, car elle modifie les habitudes d’achat et de relation commerciale.

Le rôle d’Hippocampe Caen S.A.

Avant ce transfert, le relais de distribution en France était assuré par Hippocampe Caen S.A.. Cette société a joué un rôle de passerelle entre les produits Covetrus et les vétérinaires français. À partir du 31 décembre 2020, ce rôle a été transféré à COVETO.

Ce changement peut sembler technique, mais il est concret : il modifie les circuits de commande, les interlocuteurs et les réflexes logistiques. Et dans un secteur où la réactivité compte, ce genre d’évolution se ressent vite sur le terrain.

Ce que l’entreprise continue d’apporter

Malgré ce transfert, Covetrus continue d’apporter au marché français ses produits exclusifs, ses services et ses technologies. Autrement dit, l’entreprise n’est pas “absente” de France ; elle est simplement positionnée autrement. Sa force reste son duo produit-numérique, ce qui explique qu’on continue d’en parler dans les cliniques.

Je le dis franchement : pour comprendre la place actuelle de Covetrus, il faut distinguer la distribution d’un côté, et la technologie de l’autre. C’est là que tout devient plus clair.

Covetrus et AVImark

La gestion du dossier médical

AVImark est un logiciel de gestion de cabinet vétérinaire intégré à l’offre Covetrus. Sa fonction principale est la gestion du DME, c’est-à-dire du dossier médical électronique. En pratique, cela permet de retrouver rapidement l’historique d’un animal, ses traitements, ses vaccins et les notes cliniques utiles.

Pourquoi c’est précieux ? Parce qu’un bon dossier évite les doublons, limite les erreurs et facilite le suivi entre plusieurs membres de l’équipe. Dans un cabinet où tout va vite, cette centralisation fait gagner un temps réel, pas théorique.

La télémédecine

AVImark intègre aussi des fonctions de télémédecine. La télémédecine, c’est la consultation ou le suivi à distance via un outil numérique. Cela peut servir pour un contrôle post-opératoire, un suivi de comportement, ou un premier triage avant de décider s’il faut venir au cabinet.

Mais attention : cela ne remplace pas un examen clinique quand celui-ci est nécessaire.

Cette brique est intéressante parce qu’elle répond à une attente réelle des propriétaires et des équipes. Et dans les situations où le temps compte, elle peut améliorer la réactivité, un peu comme le montrent aussi les sujets liés au vétérinaire de garde ou à l’urgence vétérinaire pour chien.

Le pilotage du cabinet

Un logiciel comme AVImark ne sert pas seulement à stocker des dossiers. Il aide aussi au pilotage du cabinet : planning, facturation, suivi d’activité, rappels clients et parfois tableaux de bord. Un tableau de bord, c’est une vue synthétique qui permet de suivre les indicateurs importants sans tout lire ligne par ligne.

Plus le cabinet est grand, plus cette fonction devient utile. Quand plusieurs personnes travaillent sur les mêmes patients et les mêmes stocks, la circulation de l’information doit être claire. Sinon, on perd du temps et on augmente le risque d’erreur.

Pourquoi les cabinets l’utilisent

Gagner du temps au quotidien

La première raison est simple : gagner du temps. Un logiciel bien paramétré réduit les tâches répétitives et laisse davantage de place aux actes cliniques. Et ce gain se voit vite, surtout quand l’activité augmente.

Concrètement, je pense à :

  • la création automatique des dossiers patients ;
  • les rappels de rendez-vous et de vaccins ;
  • la facturation plus rapide ;
  • la recherche immédiate d’antécédents.

Moins de saisie manuelle, c’est aussi moins de risques de doublons. Et moins d’erreurs, c’est meilleur pour le suivi médical.

Mieux gérer stock et commandes

Deuxième intérêt majeur : la gestion du stock. Un bon outil permet de savoir ce qui sort, ce qui manque et ce qui doit être recommandé. Dans un cabinet, ce point est capital, car une rupture sur un produit courant peut perturber la prise en charge.

Covetrus s’inscrit précisément dans cette logique d’approvisionnement. Quand le flux de commande est bien organisé, on limite aussi le gaspillage, notamment sur les produits à durée de conservation courte. En clair, on achète mieux, on stocke mieux et on jette moins.

Renforcer le suivi des clients

Enfin, ces outils renforcent le suivi des clients. Le vétérinaire peut garder une trace des vaccins, des traitements et des prochaines échéances. C’est utile pour la fidélisation, mais surtout pour la santé de l’animal, parce qu’un rappel bien envoyé évite un oubli de traitement ou de contrôle.

Ce suivi plus rigoureux aide aussi à clarifier la relation avec le propriétaire. Et quand on parle budget, anticipation et prévention, il est souvent utile de regarder aussi comment bien choisir l’assurance santé de son animal pour mieux organiser les dépenses de soin.

Le transfert de distribution

De Hippocampe Caen S.A. à COVETO

Le passage de Hippocampe Caen S.A. à COVETO est la bascule la plus concrète pour le marché français. Covetrus garde sa place d’éditeur de logiciels et de fournisseur de solutions, mais la distribution locale ne repose plus sur le même partenaire. Ce détail est essentiel pour comprendre la situation actuelle.

Pour les cabinets, cela signifie qu’il faut suivre les nouveaux circuits de commande, les modalités de livraison et les interlocuteurs associés. On n’est donc pas dans un simple changement de logo, mais bien dans une réorganisation pratique.

La date du 31 décembre 2020

Le transfert a pris effet au 31 décembre 2020. Une date précise compte, parce qu’elle permet de situer le basculement dans le temps et de comprendre pourquoi certains vétérinaires ont connu une phase d’adaptation début 2021.

Cette précision aide aussi à éviter les confusions. Si vous voyez des références anciennes à Hippocampe Caen S.A., elles renvoient à une organisation antérieure, pas à la configuration actuelle du marché français.

Les conséquences pour le marché français

Pour le marché français, les conséquences sont doubles. D’un côté, la logistique est davantage portée par un partenaire local, ce qui peut faciliter certains échanges. De l’autre, Covetrus se positionne davantage comme un acteur de technologie et de solutions spécialisées que comme un distributeur directement visible partout.

Cette évolution a aussi une portée concurrentielle : elle oblige les cabinets à comparer les services, les logiciels et les conditions d’approvisionnement avec plus d’attention. Et ça, au fond, c’est plutôt sain pour le secteur.

Limites et points de vigilance

Une présence française plus indirecte

La première limite, c’est justement cette présence plus indirecte en France. Si vous cherchez un interlocuteur très localisé, il faut bien vérifier qui fait quoi : Covetrus, COVETO ou un autre prestataire. Sinon, on peut vite se tromper d’adresse au moment de commander ou de demander un support.

Je vous conseille donc de lire attentivement les conditions commerciales, les délais de livraison et les modalités de service après-vente. C’est un réflexe simple, mais il évite bien des frustrations.

Le poids du numérique

Deuxième point de vigilance : le numérique. Un logiciel de gestion apporte beaucoup, mais il impose aussi de bonnes pratiques. Il faut penser à la migration des données (le transfert d’anciens fichiers vers le nouveau système), à la compatibilité avec les autres outils, et à la sécurité des informations médicales.

Avant d’acheter ou de migrer, je regarde toujours quelques points très concrets :

  • le coût mensuel ou annuel de la licence ;
  • le temps de formation de l’équipe ;
  • la facilité d’échange avec les laboratoires ou les outils de paiement ;
  • la qualité du support en cas de blocage.

Un bon outil n’est pas seulement un outil complet. C’est aussi un outil que l’équipe sait utiliser sans perdre du temps.

Choisir selon la taille du cabinet

Dernier point : il faut choisir selon la taille du cabinet. Une structure de taille moyenne ou grande a plus de chances de rentabiliser une suite logicielle riche, parce que le volume d’actes, de stocks et de dossiers est plus élevé. À l’inverse, un petit cabinet peut trouver la solution trop lourde si ses besoins restent simples.

Je dirais donc qu’il faut raisonner en termes d’usage réel, pas de catalogue. Si un outil couvre 80 % de vos besoins sans vous compliquer la vie, c’est souvent le bon signe. Sinon, mieux vaut une solution plus légère, mais mieux adaptée.

Bilan pour le secteur vétérinaire

La numérisation des pratiques

Le cas Covetrus montre bien une tendance de fond : la numérisation des pratiques vétérinaires. Les cabinets ne se contentent plus de vendre des soins. Ils gèrent aussi des données, des rappels, des suivis et des flux d’approvisionnement. Cette évolution est portée par des outils comme AVImark, mais aussi par toute une logique de service.

À mon sens, c’est une bonne nouvelle, à condition que le numérique reste au service du soin, et non l’inverse.

L’importance de la chaîne d’approvisionnement

Le deuxième enseignement, c’est l’importance de la chaîne d’approvisionnement. Un cabinet bien approvisionné travaille plus sereinement, limite les ruptures et peut proposer des soins plus réguliers. Dans un métier où certains traitements ne peuvent pas attendre, cette fiabilité est loin d’être accessoire.

On comprend alors pourquoi un acteur comme Covetrus reste stratégique, même lorsque sa présence locale change de forme. Le produit, le service et la logistique restent liés.

Un enjeu de performance et de bien-être animal

Au final, tout cela revient à un point essentiel : la performance du cabinet doit aussi servir le bien-être animal. Une organisation plus fluide, un meilleur suivi et une logistique plus fiable permettent de soigner plus vite, plus proprement et avec moins d’imprévus.

Et dans les situations critiques, cette efficacité prend encore plus de sens. Si le sujet vous intéresse, vous pouvez aussi lire mes articles sur l’urgence vétérinaire pour chien et sur le vétérinaire de garde. Covetrus n’est pas seulement une marque : c’est un bon exemple de la manière dont la technologie peut, quand elle est bien utilisée, aider les animaux autant que les professionnels.

Pour aller plus loin : Lectures recommandées

  1. Marché des logiciels vétérinaires – WiseGuyReports Ce rapport détaille la croissance du marché des logiciels vétérinaires, éclairant l’importance stratégique des solutions technologiques pour les cabinets.
  2. Communiqué du Conseil National de l’Ordre des Vétérinaires – AFVAC Ce document officiel précise les activités vétérinaires essentielles et les mesures de biosécurité, contexte crucial pour comprendre les besoins logistiques du secteur.
  3. Synthèse : La profession vétérinaire et ses activités demain – Ordre national des vétérinaires Cette publication analyse les révolutions technologiques à venir pour la profession, renforçant la pertinence des partenariats technologiques comme Covetrus.
  4. Profession vétérinaire hors les murs – Radio France Cette émission explore les soins à domicile et la fin de vie des animaux, illustrant l’évolution des pratiques nécessitant un soutien logistique adapté.
  5. L’importance des vétérinaires ruraux en France – Fovéa Ce article souligne le rôle des vétérinaires ruraux dans la surveillance des zoonoses, mettant en lumière le besoin de solutions logistiques fiables pour ces praticiens.
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