Si vous voulez tout savoir sur le quokka, vous êtes au bon endroit : ce petit marsupial australien a beau être célèbre pour son « sourire », il reste avant tout un animal sauvage, discret et très attaché à son milieu. Et c’est justement ce qui le rend fascinant.
Pour le voir en action et mieux comprendre son mode de vie, je vous conseille cette vidéo très claire.
Quokka, qukko ou quakka : de quel animal parle-t-on ?
Un petit marsupial herbivore d’Australie-Occidentale
Le quokka, de son nom scientifique Setonix brachyurus, est un petit marsupial herbivore endémique du sud-ouest de l’Australie-Occidentale 21415. Il appartient aux macropodes, le même grand groupe que les kangourous et les wallabies 2.
En clair : ce n’est ni un rongeur, ni une peluche vivante, mais bien un animal parfaitement adapté à son environnement.

Le fameux « sourire » du quokka
Si le quokka a conquis internet, c’est d’abord à cause de son visage. La forme de son museau et de sa bouche donne souvent l’impression qu’il sourit, alors qu’il s’agit surtout d’une illusion liée à son anatomie, pas d’une expression humaine 1617.
C’est ce petit détail qui le rend si photogénique… et si populaire.
Pourquoi il fascine autant les voyageurs
Le quokka est devenu une vraie star des réseaux sociaux, notamment sur Rottnest Island 1618. Il attire les visiteurs parce qu’il est petit, relativement peu farouche et très expressif en photo. Mais je préfère vous le dire franchement : sa popularité ne doit jamais faire oublier qu’il reste un animal sauvage, à observer avec respect 18.
Retenez bien : un animal qui semble « confiant » n’est pas un animal domestiqué. Le meilleur comportement, c’est toujours celui qui le laisse tranquille.
Tout savoir sur le quokka : où vit-il exactement ?
Rottnest Island et Bald Island, ses principaux refuges
Les plus grandes populations de quokkas vivent sur Rottnest Island, près de Perth, et sur Bald Island, près d’Albany 7192021. On trouve aussi quelques populations continentales dispersées dans le sud-ouest de l’Australie-Occidentale, mais elles sont plus petites, fragmentées et donc plus fragiles 4721.

Les milieux qu’il préfère : broussailles, landes et zones humides
Le quokka aime les milieux où la végétation forme un vrai refuge : broussailles denses, fourrés marécageux, landes côtières, zones humides et parfois certaines forêts plus fermées 22223. Sur les îles comme sur le continent, il cherche toujours un bon couvert végétal, parce que cela lui offre à la fois de l’ombre, du camouflage et une meilleure protection face aux prédateurs 22223.
Pourquoi il aime les endroits avec ombre et eau douce
Ce petit marsupial vit dans des environnements parfois assez secs, mais il a besoin de fraîcheur et d’accès à l’eau douce 56. Il compense aussi une partie de ses besoins en eau grâce à la végétation qu’il consomme 717.
Du coup, les endroits ombragés, denses et proches d’une source d’humidité lui conviennent particulièrement bien.
Que mange un quokka ?
Une alimentation 100 % végétale
Le quokka est strictement herbivore 21415. Son menu repose sur les plantes qu’il trouve au ras du sol ou dans les arbustes bas : il broute, il cueille, et il sélectionne surtout ce qui est tendre et facile à digérer 2141617.
Feuilles, tiges, graminées et jeunes pousses
Je vous le résume simplement : le quokka mange surtout des feuilles, des tiges, des graminées, des herbes, des arbustes bas et parfois des plantes plus charnues selon ce que son habitat lui offre 2141617. Il n’est pas dans la logique d’un gros mangeur d’herbe sèche ; il cherche plutôt une végétation basse, souple et nutritive.
- feuilles et herbes tendres
- tiges et graminées
- jeunes pousses d’arbustes
- plantes plus fraîches ou succulentes quand elles sont disponibles
Ce qu’il cherche après les incendies et la repousse de la végétation
Après un incendie, la nature repart souvent par de jeunes pousses très tendres. Et le quokka en profite 25. Ces zones en régénération peuvent lui offrir une nourriture plus simple à brouter et souvent plus riche en eau.
C’est un bon exemple de sa capacité à exploiter les stades précoces de repousse végétale.
Cette vidéo illustre bien le lien entre habitat, régime herbivore et réduction de son aire de répartition.
Comment observer un quokka sans le déranger ?
Le meilleur moment pour le voir : heures fraîches et nuit
Le quokka est principalement nocturne ou crépusculaire 14152517. Si vous voulez maximiser vos chances de l’observer, visez tôt le matin, la fin d’après-midi ou la nuit selon l’endroit 2517. En journée, il préfère rester à l’ombre, bien à l’abri de la chaleur.
Voici une vidéo qui montre justement sa vie sur Rottnest Island, son activité aux heures fraîches et son alimentation végétale.
Les bons réflexes pour la photo : distance, pas de flash
Vous pouvez le photographier, bien sûr, mais avec tact. Gardez une bonne distance, restez calme et évitez le flash, qui peut le stresser inutilement 18. Le plus simple, c’est d’observer sans forcer le contact. Le quokka se laisse souvent voir, mais cela ne vous autorise pas à envahir son espace.
- gardez vos distances
- désactivez le flash
- évitez les gestes brusques
- restez silencieux et patient
Ce qu’il ne faut surtout pas faire : nourrir, toucher ou brusquer
Ne nourrissez jamais un quokka 18. La nourriture humaine est inadaptée, parfois trop salée ou trop grasse, et peut nuire à sa santé. Ne le touchez pas non plus, ne le poursuivez pas et ne cherchez pas à le manipuler : même s’il semble confiant, c’est un animal sauvage avant tout 18.
Pourquoi le quokka mérite d’être protégé ?
Une répartition très limitée et des populations fragiles
Le quokka a une aire de répartition très restreinte, concentrée dans quelques zones du sud-ouest australien 721. Et quand une espèce dépend de si peu d’espaces, la moindre perturbation peut avoir de gros effets.
C’est encore plus vrai pour les populations continentales, qui sont fragmentées et donc plus vulnérables 4721.
Les principales menaces : perte d’habitat et prédateurs introduits
Les menaces les plus sérieuses sont la destruction ou le drainage des zones humides, la fragmentation des milieux et la présence de prédateurs introduits comme les renards et les chats 21. Sur le continent, la survie du quokka dépend donc beaucoup de la protection de son habitat et du contrôle de ces prédateurs 21.
Un animal emblématique de la conservation en Australie-Occidentale
Le quokka est devenu un symbole de la faune australienne et un bon ambassadeur des enjeux de conservation 2118. Sa popularité aide à sensibiliser le public, à condition de garder le bon message : admirer, oui ; déranger, non.
C’est un animal attachant, mais surtout une espèce à respecter et à protéger.
Au fond, tout savoir sur le quokka, c’est comprendre une chose essentielle : ce petit marsupial n’est pas seulement mignon. Il est aussi fragile, spécialisé et profondément lié à son habitat. Et c’est pour cela qu’il mérite toute notre attention.
Lectures complémentaires
- Quokka – Wikipedia : Une synthèse encyclopédique utile pour obtenir rapidement les bases sur l’espèce, sa répartition, son statut de conservation et ses principales caractéristiques.
- Quokka Setonix brachyurus – Department of Biodiversity, Conservation and Attractions (DBCA), Western Australia : Une ressource institutionnelle très solide pour approfondir la biologie, les menaces et les actions de conservation menées en Australie-Occidentale.
- Quokka – The Australian Museum : Une fiche muséale fiable et pédagogique, idéale pour compléter l’article avec un regard scientifique accessible sur l’habitat et la vulnérabilité du quokka.

